Référent de la session : Benoît COUTU - CR41
coutu.benoit@uqam.ca
Il s’agira d’explorer les conditions actuelles des théories et sociologies critiques tout en effectuant un retour sur les activités du CR41 qui, depuis dix ans, étudie les conditions de la critique, de ses modes d'émergence, de ses formes, mais aussi de ses blocages et de ses « régressions ».
APPEL - Voir également le document joint
Les théories et sociologies critiques font-elles face à une impasse, à une forme d’impuissance ou, au contraire, à un nouveau souffle ? C’est que le virage autoritaire, un néofascisme décomplexé et une politique systématique de « désinformation » bousculent les bases sur lesquelles la critique - ordinaire ou théorique - prend appui : la matérialité du monde, la réflexivité, la raison, la quête de vérité, les appuis d’un espace public de réflexion et de contestation, la légitimité de la critique du pouvoir, etc. Ce socle normatif de la modernité à l’arrière-plan de l’activité critique, semble à la dérive. En effet, les théories et sociologies critiques subissent des attaques féroces, en témoignent les accusations contre les théories critiques du genre et de la race, à quoi s’ajoute la criminalisation de l’antifascisme. Ensuite, le relatif engouement pour la « pensée critique » aboutit paradoxalement à un évidement de celle-ci, la critique se résumant alors à « faire preuve de jugement », à des opinions « bien fondées », supportées par des « preuves factuelles » hissées par des experts en « décryptage ». Enfin, la multiplication des « pseudo-critiques » qui, tout en se fondant en partie sur une rationalité critique propre à notre modernité, détournent et inversent, parfois littéralement, les opérations de la critique.
Si vous souhaitez répondre à cet appel, envoyez directement votre proposition au référent de cette session selon les consignes indiquées dans l'appel ou par défaut au plus tard le 15 février 2026.